6 février 2011

Chroniques de l'Université invisible

Roman fantastique / urban fantasy de Maëlle Fierpied, éditions Médium.

J'ai découvert de roman grâce à la librairie niortaise "Le rêve de Lily", j'ai trouvé la couverture et le pitch bien sympa et du coup, j'ai craqué dessus.

Imaginez… Vous avez un « don » qui ne court pas les rues mais vous le vivez bien, malgré votre jeune âge, car vous avez appris à vivre avec. Parfois même, vous l’ignorez (d’une certaine façon) persuadés que vous vous sortez des situations les plus tordues parce que vous avez une chance folle.
Tout va bien, vous allez au collège, votre famille vous entoure avec affection, et pourtant vous êtes enlevés et « effacés » par l’Université invisible… Imaginez une sorte de Professeur Xavier qui ne serait pas aussi bienveillant qu'il le prétend…


C’est l’expérience que font Mélusine puis Framboise, des jeunes filles dont on ne demande pas l’avis et qui se retrouvent dans un endroit certes idyllique mais pas moins sujet à une forme de dictature (obligation d’y être heureux, car le « vagalam » est une maladie contagieuse et dangereuse pour les télépathes). L’éducation y est stricte et l’ennemi tout indiqué : les vampires.
Lorsque Tristan arrive à son tour, lui qui a échappé au système du haut de ses quinze ans, forcément ça dérape… Pour mon plus grand bonheur, je dois bien l’avouer.
Ce roman est pétillant, plein d’humour et de rebondissements. J’ai particulièrement apprécié Framboise, à la fois naïve, maladroite et toujours capable de se tirer des situations les plus abracadabrantes. Le qui pro quo autour des Bloody Mary, en particulier, est bien trouvé !
Je regrette juste que la fin soit un peu trop rapide et que le personnage du grand-père de Mélusine n’y soit pas davantage exploité (je me suis demandée comment il était arrivé pile à cet endroit là, comment il s’en  était sorti de son côté, et ce qu’était devenue la grand-mère…).

Mélusine, télépathe depuis toujours, essaye sans succès de tricher lors d’un cours : elle est renvoyée dans les cordes par son professeur, qui semble avoir un don similaire. Butée, elle tente de nouveau et perd connaissance quand le professeur l’attaque de façon plus franche.
Lorsqu’elle se réveille à l’infirmerie, un homme étrange et lui-même télépathe lui est présenté : tout le monde l’appel Père. Il veut l’emmener pour la former au sein de l’Université invisible. Mélusine comprend trop tard les conséquences : sa famille va l’oublier, sa vie passée n’existe plus. Elle tente, tant bien que mal, de s’adapter dans le nouveau moule… sans y parvenir tout à fait.

Les plus du roman :
- L’humour, que ce soit autour de Framboise ou par les néologismes croustillants de l’auteur
- Le message, clairement : il n’est pas toujours opportun de se soumettre sans broncher à une autorité, même quand elle a l’air justifiée
- En conséquence, l’anti-manichéisme du roman
- Les vampires, qui ne sont pas là juste pour la galerie
- Dolorès (effrayante tout de même…)

2 commentaires:

  1. Ce livre est génial et montre bien la cruauté dont font preuve certains en transformant d'innocents en machines à tuer les vampires (Dolorès, etc...). On s'identifie parfaitement aux héros. J'aime particulièrement Framboise, dans laquelle je me retrouve. Mais je trouve dommage que l'on n'explore pas le passé de certains actifs de l'Université (comment en sont-ils arrivé à tuer et à arracher des enfants à leur famille sans le moindre remord ?). En définitive, on en vient même à se demander : et si ça existait vraiment ?

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