5 décembre 2010

[Série] Phaenomen

Roman fantastique d’Erik L'Homme, Gallimard Jeunesse

Encore une découverte des Imaginales, celle-ci je la dois entièrement à Garulfo. Le samedi matin, au petit déjeuner, elle nous a tout de suite parlé de cet auteur rencontré au bar à vins la veille au soir, alors qu’avec Blacky nous avions capitulé de fatigue et rejoint notre chambre sagement après le restaurant.
(note : sur un tel évènement, ne jamais être raisonnable)
Garulfo et d’autres grenouilles ont donc rencontré Erik L’Homme, entre autres, et passé un bon moment en sa compagnie tout en dégustant du vin. Le lendemain, j’ai donc suivi notre super-dynamique permanente-experte-en-communication, qui m’a emmenée sur le coin dédicace de l’auteur qui l’avait positivement marquée. Quand j’ai vu la couverture de Phaenomen, j’ai su que si je repartais avec un roman, ce serait celui-ci. En plus, le quatrième de couverture était alléchant.
Puis, ce qui m’a fait bêtement plaisir, la dédicace m’a permis de découvrir qu’il est possible d’écrire encore plus petit que moi. Si si. Certes, la différence énorme c’est qu’Erik L’Homme écrit petit mais bien (au moins, lui, on parvient à le relire). Passons, ce n’est pas le sujet de l’article.



Je suis donc, vous l’avez compris, repartie avec le premier tome de Phaenomen dédicacé et je crois que je ne pourrai jamais assez remercier Garulfo pour cette lecture. Enfin, c’est surtout l’auteur qu’il faut remercier, je ne l’oublie pas.
J’ai lu ce roman jeunesse en 2 jours, avec l’envie de ne jamais quitter ses jeunes protagonistes. Des jeunes bouffés par des handicaps que personne n’explique (et que personne ne cherche vraiment à expliquer, à une exception), déjà abîmés par la vie, mis à l’écart par leur propre famille. Ces jeunes-là n’ont pas à proprement parlé les petits soucis habituels et clichés de l’adolescence puisque, de façon très terre à terre, leur principal souci est de ne pas définitivement péter un plomb. En effet, il leur suffit d’observer leurs aînés pour le deviner, tous finissent dans un état végétatif : c’est vers cela qu’ils tendent, ce qu’ils aimeraient bien sûr éviter.

La Clinique du Lac est un établissement cossu et discret qui s’occupe de pensionnaires d’un genre particulier : des adolescents issus de familles aisées dépassées par leurs problèmes.
Ainsi, Violaine souffre d’une sorte de phobie sociale et prétend que les gens sont entouré d’un dragon, Claire est incapable de se mouvoir correctement dans l’espace et ne cesse de tomber ou de se cogner, Arthur développe un comportement quasi-autistique, se repliant sur lui-même, et Nicolas souffre de troubles de la vision étranges qui le poussent à s’enfermer dans le noir.
Pourtant, petit à petit, par le hasard de rencontres fortuites et d’opportunités, ces quatre-là se lient d’amitié et apprennent à se serrer les coudes. Suite à un accrochage avec un médecin qu’elle n’apprécie pas, Violaine constate qu’elle peut apprivoiser les dragons dont elle a toujours eu peur. Ce faisant, elle parvient à manipuler la personne à laquelle est rattaché le dragon. Suite à cette découverte qu’elle partage avec ses amis, chacun va redécouvrir son handicap, l’apprivoiser et tenter d’en tirer avantage.
Lorsque le docteur Barthélemy disparait, alors qu’il s’agit du seul médecin sincèrement intéressé par les quatre adolescents, ces derniers sont fortement perturbés. Lorsqu’ils découvrent que le docteur se savait en danger et qu’il a laissé des indices, ils décident de dépasser leurs peurs et de s’enfuir de la clinique pour lui venir en aide.

Les plus du roman :
- Le jeu de piste, original, dynamique, sans un instant d’ennui.
- Les encarts et débuts de chapitres.
- La description des déplacements de Claire, qui est à la fois limpide et poétique, alors que l'exercice pour décrire un tel rapport à l'espace était pour le moins délicat.
- La bad-team, qui a elle-même de sacrés tours dans son sac, avec une mention spéciale pour le charismatique Clarence, que j’espère retrouver par la suite dans la série.
- Puis, si vous êtes fans des séries du style X-men, évidemment, les « dons » de Violaine, Claire, Arthur et Nicolas devraient vous plaire !

1 commentaire:

  1. Je suis fan de X-Men, j'en déduis donc, que je note le titre, sourire... Bisous à vous !

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