31 octobre 2010

La loi du désert

Roman mi post-apocalyptique mi-fantasy avec touche de steampunk de Franck Ferrick, éditions du Riez .


Ce roman est excellent ! Je le conseille vivement aux amateurs d'imaginaire axé post-apo / anticipation avec quelque part une touche de steampunk-fantasy. Un livre qui donne soif mais un magnifique hommage aux liens fraternels.


Ce roman est l'un de mes coups de coeur de début d'année. Un petit bijou poli par une maison d'édition de ce riche vivier constitué par la micro-édition de l'imaginaire francophone, que j'affectionne et soutiens par mes choix de lectures.
Au moins, vous êtes prévenus, ne vous attendez pas à un retour "objectif" car j'ai suivi l'auteur dès le postulat de départ, plongeant avec délice dans ce monde post-apocalyptique matinée de fantasy ; ou serait-ce de l'uchronie ? Au fond, on s'en moque du genre... tant que l'on a envie de suivre les personnages... jusqu'aux confins du désert.
Pour lire des retours plus "critiques", je vous invite donc à consulter les Discussions batraciennes sur le forum CoCyclics.
Pour ma part je n'ai pas eu besoin de plus : j'ai dévoré ce roman. Ce qui ne gâche rien, son auteur est craquant. Ce n'est même pas moi qui l'ait dit, c'est ma libraire ! Personnellement, je me suis juste ridiculisée en le croisant sur le festival des Féeries, je crois qu'heureusement il ne m'en a pas trop voulu. J'éviterai cependant à l'avenir d'interpeler un auteur comme je l'ai fait, ou du moins j'essairai de trouver quelque chose de plus pertinent à dire qu'un insipide "J'ai adoré votre roman !" (m'enfin tout aussi banal que ce soit, c'était juste la vérité !).
Il n'y a qu'un détail qui m'a chagrinée à la fin mais impossible d'en parler sans dévoiler celle-ci, ce qui serait criminel.
 
Salina n'est pas une cité-état en reconstruction, plutôt l'un des derniers bastions d'une humanité dévastée,  souffreteuse, dont même le soleil est devenu l'ennemi. Mathian, soldat de son armée qui n'a de républicaine que le nom, apprend à combattre une nouvelle plaie sortant des entrailles de la terre : les blafards, adversaires brutaux, impitoyables et insaisissables. Son jeune frère Raul, de son côté, veut lutter à sa façon contre les injustices de leur société. Salina ne sera pourtant pas le décor du roman car Raul, banni, est envoyé dans le désert.
Prévenu, Mathian déserte en compagnie de son ami Blaine afin de tenter l'impossible : retrouver Raul vivant.
 
Les plus du roman :
- Une couverture magnifique et réellement faite sur mesure, on peut d'ailleurs lire Panteleimon sur le dirigeable, j'oubliais : il y a aussi un petit côté steampunk dans ce roman !
- Un univers hostile, âpre, dénué de tendresse, dans lequel des hommes et des femmes sont poussés dans leurs derniers recours pour survivre.
- Une civilisation avec des restes sud-américains (ça change des romans imprégnés par la culture made in USA).
- Les blafards, dont le charisme est incontestable (je crève d'envie d'en savoir plus sur eux, surtout que dans leur culture, "on ne cache pas les cicatrices", et cette vision m'a beaucoup fait cogiter).
- Une belle leçon de 'lutte contre l'oubli' (ou 'pour la mémoire', au choix).

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